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08/02/2013
Agrocarburants : le Ministre de l’Economie Etienne Schneider partage l’avis des ONG sur la proposition de loi européenne
FRDE

Agrocarburants : le Ministre de l’Economie Etienne Schneider partage l’avis des ONG sur la proposition de loi européenne

Les représentants de plusieurs organisations non gouvernementales du Luxembourg ont été invités, jeudi 17 janvier, à rencontrer le Ministre de l´Economie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider. L´ordre du jour visait à un échange de vues sur la réforme de la législation européenne concernant les agro-carburants, thème qui sera discuté lors du Conseil européen des ministres de l´énergie le 22 février. En octobre 2012, avec deux ans de retard, la Commission Européenne avait publié une proposition législative visant à limiter l’utilisation des agro-carburants. Lors de leur entretien avec le Ministre, les ONG ont présenté leurs nombreuses critiques à la proposition de la Commission. A l’issue de l’entretien, les ONG ont salué la déclaration du ministre Schneider qu’il continuera à supporter la réalisation de l’objectif de 20% d’énergies renouvelables et que dans ce contexte, le ministre apportera les demandes des ONG relatives aux agro-carburants dans les prochaines négociations à l’échelle de l’UE.

Selon les organisations environnementales et de développement, la proposition de la Commission Européenne est totalement inadéquate. Ils critiquent, entre autres, l’omission de critères importants pour évaluer la durabilité des agro-carburants. Les associations demandent, depuis des années, l’introduction des facteurs dits CASI (1) dans le calcul du bilan CO2 des agro-carburants. Ceci permettrait d’éviter que des agro-carburants dont la production dégage plus de CO2 que l’utilisation de combustibles classiques, seront utilisés comme un substitut au diesel et à l’essence.

Selon la directive européenne sur les énergies renouvelables, les Etats membres doivent couvrir d´ici 2020 10% de la consommation d´énergie dans le secteur des transports par des énergies renouvelables. Pour y parvenir, la stratégie des différents Etats membres décrite dans les plans d´action nationaux prévoit un recours presque exclusif aux agrocarburants. Pour atteindre les objectifs européens, il faudra recourir à une expansion des terres agricoles et plantations cultivées de manière intensive d‘une surface équivalente à 27 fois la taille du Luxembourg.

Ceci a de graves conséquences pour l’homme et son environnement, dont l’aggravation de la faim, la diminution de la biodiversité, la violation des droits humains et – contre toutes attentes – un impact négatif sur le climat. Une étude (2) démontre que le recours aux agro-carburants tel qu´il est prévu par les Etats-Membres de l´UE serait responsable de l´émission de jusqu´à 56 millions de tonnes de CO2 supplémentaires, soit l´équivalent de ce qu´émettraient 26 millions de voitures supplémentaires sur les routes européennes d´ici 2020.

Les ONG du Luxembourg ont lancé une pétition en octobre 2012 pour inviter le gouvernement luxembourgeois à faire pression en faveur d’une réforme de la législation européenne sur les agro-carburants.

La pétition peut être signée ici

(1) CASI: changement d´affectation du sol indirect

(2) „Anticipated Indirect Land Use Change Associated with Expanded Use of Biofuels in the EU – An Analysis of Member State Performance“ („Les changements indirects d’affectation des terres attendus associé à l’utilisation massive d‘agrocarburants), Institute for European Environmental Policies IEEP, Novembre 2010.

 

 

Agrokraftstoffe: Wirtschaftsminister Etienne Schneider teilt Bedenken der NGOs zu EU-Vorschlag

Vertreter mehrerer luxemburgischer Nichtregierungsorganisationen waren am 17. Januar zu einer Unterredung mit Wirtschaftsminister Etienne Schneider eingeladen. Anlass war die Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung, die voraussichtlich auf der Tagesordnung des kommenden EU-Energieministerrats am 22. Februar steht. Im Oktober 2012 hatte die EU-Kommission mit einer Verspätung von zwei Jahren einen Gesetzesvorschlag veröffentlicht, der die Verwendung von Agrokraftstoffen begrenzen soll. Im Rahmen der Unterredung erläuterten die NGOs ihre zahlreichen Kritikpunkte am Kommissionsvorschlag. Die NGOs begrüßten die Aussage von Minister Schneider, dass er weiterhin für die Realisierung des 20%-Ziels im Bereich der erneuerbaren Energien eintrete und in diesem Kontext die Forderungen der NGOs zu den Agrokraftstoffen bei den kommenden Verhandlungen auf EU-Ebene einbringen werde.

Nach Ansicht von Umweltverbänden und Entwicklungsorganisationen ist der Vorschlag der EU-Kommission völlig unzureichend. Sie kritisieren unter anderem, dass bei der Bewertung der Nachhaltigkeit von Agrokraftstoffen wichtige Kriterien nach wie vor nicht berücksichtigt werden. Die Verbände fordern seit Jahren die Einführung sogenannter ILUC-Faktoren (1) bei der Berechnung der CO2-Bilanzen von Agrokraftstoffen. Dadurch könnte verhindert werden, dass Agrokraftstoffe, bei deren Herstellung mehr CO2 freigesetzt wird als bei der Verwendung konventioneller Kraftstoffe, als Ersatz für Diesel und Benzin verwendet werden.

Laut der EU-Direktive von 2009 über die Förderung der Erneuerbaren Energien sollen die EU-Mitgliedsstaaten bis 2020 10% ihres Energieverbrauchs im Verkehrssektor aus erneuerbaren Quellen decken. Die EU-Staaten wollen dies fast ausschließlich durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin erreichen. Dafür wird schätzungsweise eine Landfläche der 27-fachen Größe Luxemburgs benötigt, um darauf Ölpalmen, Mais, Sojabohnen, Zuckerrohr, Weizen, Raps und andere Nahrungsmittelpflanzen anzubauen, die in Agrokraftstoffe umgewandelt werden.

Dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt, darunter die Zunahme von Hunger, der Verlust von Biodiversität, die Verletzung von Menschenrechten, und – entgegen aller Erwartungen – negative Auswirkungen auf das Klima. Einer Studie (2) zufolge wäre durch die massive Verwendung von Agrokraftstoffen in Europa mit zusätzlichen Treibhausgasemissionen in Höhe von bis zu 56 Millionen Tonnen Kohlendioxid zu rechnen. Das entspricht bis zu 26 Millionen zusätzlichen Autos auf europäischen Straßen bis 2020.

Die Luxemburger NGOs haben im Oktober 2012 eine Petition gestartet, die die Luxemburger Regierung auffordert, sich für eine Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung einzusetzen. Die Petition kann hier unterschrieben bzw. heruntergeladen werden.

(1) ILUC: Indirect Land Use Change. ILUC-Faktoren berücksichtigen die Auswirkungen indirekter Landnutzungsänderungen, die durch die Produktion von Agrokraftstoffen hervorgerufen werden.

(2) Anticipated Indirect Land Use Change Associated with Expanded Use of Biofuels in the EU – An Analysis of Member State Performance“ („Erwartete indirekte Landnutzungsänderungen durch Ausweitung des EU-Agrokraftstoffverbrauchs – Eine Analyse auf Grundlage Nationaler Aktionspläne für Erneuerbare Energie“), Institute for European Environmental Policies IEEP, November 2010