Agrocarburants

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Les agrocarburants

Les agrocarburants font partie des instruments les plus controversés et contestés de la politique climatique et énergétique européenne. D’ici 2020, les états membres de l’Union européenne (UE) se sont engagés à couvrir presque 10 % de leur consommation d’énergie globale dans le secteur des transports par l’adjonction d’agrocarburants au diesel et à l’essence. Proportionnellement à la consommation énergétique totale du Luxembourg, le gouvernement luxembourgeois prévoit d’atteindre son objectif en énergies renouvelables d’ici 2020 à moitié par l’utilisation d’agrocarburants. Pourtant, les agrocarburants ne constituent pas une solution durable pour nos problèmes climatiques et énergétiques.

Les agrocarburants sont des carburants provenant de la biomasse et utilisés dans le secteur du transport. Les agrocarburants, souvent également appelés « biodiesel » ou « bioéthanol », constituent-ils donc une solution durable pour l’approvisionnement énergétique dans le domaine du transport ? Les « biocarburants » sont-ils vraiment « bio », parce qu’ils sont fabriqués en provenance de matériaux biologiques ?

Selon une directive de l’Union Européenne, les états membres de l’UE sont tenus d’ici 2020 de couvrir 10 % de la consommation énergétique dans le secteur du transport par des énergies renouvelables.[1] Les états membres de l’UE souhaitent atteindre cet objectif principalement par le biais de l’adjonction croissante d’agrocarburants au diesel et à l’essence conventionnels. Ces agrocarburants doivent être produits à 92 % à partir de plantes, qui servent également de base alimentaire comme l’huile de palme, l’huile de soja, la canne à sucre, les betteraves sucrières et les céréales.[2]

Dès lors, la nourriture se déplace de l’assiette vers le réservoir. 200 kilos de maïs fournissent à une personne adulte la base alimentaire nécessaire pour une année. Dans le réservoir, 200 kilos de maïs remplacent en tant qu’agrocarburant un plein de 50 litres d’essence conventionnelle. [3]

Le gouvernement luxembourgeois s’est engagé à couvrir, d’ici 2020, 11 % de la consommation globale d’énergie par des énergies renouvelables. Afin d’atteindre cet objectif, le gouvernement mise massivement sur l’utilisation des agrocarburants. Le plan d’action national présenté en août 2010 prévoit d’atteindre environ 46% de cet objectif par l’adjonction d’agrocarburants au diesel et à l’essence. [4] L’explication de cet objectif plus que discutable est la part énorme du secteur du transport dans la consommation d’énergie nationale, encouragé par ce que l’on appelle la « course au carburant le moins cher ».

Les agrocarburants sont souvent présentés comme une alternative durable et écologique. Or leur production a des conséquences fatales pour la sécurité alimentaire mondiale, la lutte contre le réchauffement climatique et se traduit par des violations massives des droits de l’homme dans de nombreux pays producteurs.


[3] FABRICE NICOLINO (2007). La faim, la bagnole, le blé et nous: une dénonciation des biocarburants. Fayard. Cite dans: JEAN ZIEGLER (2009). Preliminary Report to the drafting group of the Human Rights Council Advisory Committee on the Right to Food.

Agrokraftstoffe

Bio- oder Agrokraftstoffe gehören zu dem umstrittensten Instrumenten der europäischen Klima- und Energiepolitik. Bis 2020 sollen die EU-Mitgliedsstaaten fast 10% des gesamten Energieverbrauchs im Verkehrssektor durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin decken. Gemessen am gesamten Energieverbrauch Luxemburgs, will die Luxemburger Regierung bis 2020 etwa die Hälfte ihres Zieles bei den erneuerbaren Energien durch Agrokraftstoffe decken. Agrokraftstoffe sind jedoch keine nachhaltige Lösung für unsere Klima -und Energieprobleme.

Agrokraftstoffe sind aus Biomasse gewonnene Treibstoffe für den Transport. Sind Agrokraftstoffe, die häufig auch als „Biodiesel“ oder „Bioethanol“ bezeichnet werden, damit eine nachhaltige Lösung für die Energieversorgung im Verkehrsbereich? Sind „Biokraftstoffe“ automatisch „bio“, weil sie aus biologischem Material hergestellt werden?

Die EU-Mitgliedsstaaten müssen laut einer EU-Direktive bis 2020 10% des Energieverbrauchs im Transportsektor durch erneuerbare Energien abdecken[1].Die EU-Staaten wollen dieses Ziel in erster Linie durch die gesteigerte Beimischung von Agrokraftstoffen zu konventionellem Diesel und Benzin erreichen. Diese Agrokraftstoffe sollen zu 92% aus Pflanzen hergestellt werden, die ebenfalls als Nahrungsmittelgrundlage dienen, wie z.B. Palmöl, Sojaöl, Zuckerrohr, Zuckerrüben und Getreide.[2]

Essen wandert demnach vom Teller in den Tank. 200 Kilo Mais liefern einem Erwachsenen die Nahrungsgrundlage für ein Jahr. Im Tank als Agrokraftstoff ersetzen 200 Kilo Mais gerade mal eine 50-Liter-Tankfüllung konventionelles Benzin.[3]

Die luxemburgische Regierung hat sich dazu verpflichtet, bis 2020 11% des gesamten Energieverbrauchs aus erneuerbaren Energien zu beziehen. Um dieses Ziel zu erreichen setzt die Regierung in erheblichem Maße auf den Einsatz von Agrokraftstoffen. Der im August 2010 vorgestellte nationale Aktionsplan sieht vor, etwa 46% dieses Ziels durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin zu erreichen.[4] Ursache für dieses mehr als fragwürdige Ziel ist der enorme Anteil des Verkehrssektors am nationalen Energieverbrauch, hervorgerufen durch den sogenannten „Tanktourismus“.

Agrokraftstoffe werden häufig als eine nachhaltige und klimafreundliche Alternative gepriesen, doch ihre Erzeugung hat fatale Folgen für die weltweite Nahrungsmittelsicherheit, den Klimaschutz und führt zu massiven Menschenrechtsverletzungen in vielen Produktionsländern.


[3] FABRICE NICOLINO (2007). La faim, la bagnole, le blé et nous: une dénonciation des biocarburants. Fayard. Cite dans: JEAN ZIEGLER (2009). Preliminary Report to the drafting group of the Human Rights Council Advisory Committee on the Right to Food.