Conséquences

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Conséquences de la culture à grande échelle des agrocarburants

Dans le monde entier, de plus en plus de surfaces agricoles et naturelles sont exploitées pour la culture industrielle et à grande échelle d’agrocarburants, et ceci avec des conséquences dramatiques pour l’homme et son environnement:

Aggravation de la faim

Puisque dans le monde entier un nombre croissant de surfaces agricoles sont utilisées pour la production d’agrocarburants au lieu que de servir à la culture de denrées alimentaires, les agrocarburants constituent une menace pour la sécurité alimentaire de millions de personnes.

Selon le Rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, le droit à l’alimentation est un droit de l’homme fondamental, internationalement reconnu. Le nombre de personnes souffrant de la faim se situe ces dernières années autour du seuil du milliard – le tout dernier rapport des Nations Unies sur la faim dans le monde fait état de 870 millions de personnes concernées. [1] Chaque année 18 millions de personnes meurent des suites de la faim et de la sous-alimentation – un enfant meurt toutes les cinq secondes. [2]

En 2011, 142 millions de tonnes de céréales ont été utilisées dans le monde pour les agrocarburants, soit un volume qui permet de nourrir 420 millions de personnes sur un an. [3] La demande croissante d’agrocarburants explique selon de nombreux observateurs, comme le Fonds Monétaire International (FMI) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le nombre croissant de victimes de la famine. [4] L’augmentation des prix des denrées alimentaires touche avant tout les plus pauvres, qui dépensent entre 50 et 80 % de leurs revenus pour les denrées alimentaires. Ils ont donc moins de marge pour être en mesure de supporter les chocs sur les prix[5]

L’essor des agrocarburants, attisé notamment par les taux de mélange obligatoires, tels qu’imposés par ex. au sein de l’UE et aux Etats-Unis, accentue cette évolution. Dans son livre « Mordshunger » (Faim de loup), l’ambassadeur luxembourgeois Jean Feyder lance un avertissement devant les conséquences dangereuses de la production d’agrocarburants pour les prix des denrées alimentaires. A cet égard, « les propriétaires des quelques 800 millions de voitures dans le monde concurrenceront les 1,2 milliards de personnes, qui vivent avec moins d’un dollar par jour, pour ces matières premières alimentaires. »[6]

Les adeptes des agrocarburants argumentent souvent que la demande croissante contribue à la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement, puiqsu’ils assurent un revenu aux paysans et producteurs locaux. Or, ce n’est bien souvent pas le cas, car la production d’agrocarburants se base avant tout sur les monocultures à grande échelle, exploitées par des grandes multinationales. [7]


[6] LESTER R. BRWON (2008). Plan B 2.0- Mobilmachung zur Rettung der Welt. Kai Homilius Verlag, Berlin. Zitiert in JEAN FEYDER (2010). Mordshunger: Wer profitiert vom Elend der armen Länder? Westend Verlag.

Perte de biodiversité

La production d’agrocarburants entraine la destruction des écosystèmes naturels.
De nombreuses espèces animales et végétales sont menacées par la culture à grande échelle des plantes à vocacion énergétique.

La production d’agrocarburants, qui connait une croissance vertigineuse, constitue une menace supplémentaire pour de nombreux écosystèmes, et notamment pour les forêts tropicales d’Amérique du Sud, d’Indonésie et d’Afrique, qui cependant sont indispensables pour la stabilisation du climat mondial et la préservation de la diversité des espèces. Ces écosystèmes sont victimes du développement à grande échelle des monocultures de palmiers à huile, de la canne à sucre, du soja ou du maïs, utilisés notamment dans la production d’agrocarburants.

La forêt constitue un espace vital pour environ deux tiers de toutes les espèces animales et végétales dans le monde. La destruction de cet espace vital par les brûlis, afin d’acquérir de nouvelles zones de culture pour les monocultures de plantes devant fournir de l’énergie, signifie également la destruction de biotopes riches en biodiversité. Ceci comporte des conséquences catastrophiques pour la variété des espèces qui reposent sur un équilibre précaire. Par exemple le nombre d’orangs-outans sur l’île de Sumatra a considérablement chuté depuis 1990 en raison de la transformation à grande échelle de la forêt tropicale en plantations de palmiers à huile : selon les Nations Unies, les orangs-outans vivant à l’état sauvage en-dehors des zones de protection courent le danger de siparaitre complètement d’ici 2020 .[1] Selon l’évaluation du Programme pour l’Environnement des Nations Unies, ces singes anthropoïdes auront pratiquement disparu de la nature au cours des 20 prochaines années. [2]  Le tigre de Sumatra, répertorié sur la liste rouge de l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (IUCN), aura même disparu avant cela. [3]

Impact négatif sur le climat

Sur une grande échelle, le bilan carbone de nombreux agrocarburants est nettement plus négatif que celui des carburants fossiles. Ceci s’explique notamment par les changements directs et indirects affectant l’exploitation des sols, c’est-à-dire lorsque les surfaces agricoles sont directement utilisées pour la production d’agrocarburants ou lorsque la production de ressources alimentaires est déplacée vers des zones utilisées jusque-là autrement, telles que les forêts vierges et d’autres écosystèmes riches en carbone.

L’idée selon laquelle la combustion des agrocarburants libère uniquement la quantité de CO2 équivalente à celle absorbée par les plantes lors de leur croissance, ne tient pas compte des émissions de CO2causées par la fabrication même des agrocarburants, notamment dans le cadre de la culture des plantes devant fournir de l’énergie, des processus de transformation et des changements dits et indirects affectant l’exploitation des sols. [1]

Le bilan carbone doit également tenir compte de la consommation d’énergie dans le transport, de la transformation des matières premières ainsi que de la fabrication des pesticides et des engrais, utilisés dans la culture des plantes. Ces procédés sont consommateurs de carburants fossiles, lesquels entraînent des émissions de CO².

Si l’on tient compte, dans le bilan carbone des agrocarburants, de l’effet des changements dits « indirects affectant l’exploitation des sols », le bilan climatique de nombreux agrocarburants apparait plus négatif que celui des carburants conventionnels (diesel, essence). [2] Des changements indirects affectant l’exploitation des sols surviennent, par exemple, lorsque pour la fabrication d’agrocarburants la production de ressources alimentaires est déplacée vers d’autres zones, parmi lesquelles on compte les forêts vierges et d’autres écosystèmes fragiles. Nombre de ces zones sont très riches en carbone, comme les forêts de tourbe d’Indonésie. Si ces forêts de tourbe sont détruites, d’énormes quantités de dioxyde de carbone seront libérées. L’Indonésie est entretemps devenue le troisième plus gros émetteur de CO2 sur terre. [3]

Pour atteindre les objectifs européens en matière d’agrocarburants, il serait nécessaire selon une étude de transformer une surface équivalente à 27 fois celle du Luxembourg en cultures arables ou plantations intensives. En raison de cet impact, dont la législation européenne ne tient pas compte jusqu’à présent, il faut tabler selon le type de biomasse et de surface cultivée sur des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre pouvant atteindre 56 millions de tonnes de CO², ce qui confère aux agrocarburants un bilan « gaz à effet de serre » 167 % plus négatif que celui des carburants fossiles. Ce qui correspond à 26 millions de voitures supplémentaires sur les routes européennes d’ici 2020. [4]


Violations des droits de l’homme

La production d’agrocarburants débouche dans les pays nouvellement industrialisés et en développement sur l’accaparement des terres, des conditions de travail inhumaines et des violations graves des droits de l’homme.

Pour remplacer les carburants fossiles par des agrocarburants, il est nécessaire de cultiver des plantes énergétiques sur de très nombreux millions d’hectares de terre. C’est ainsi, par exemple, que la production d’huile de palme en Indonésie est une branche de l’économie en plein essor. Or, la culture à grande échelle de palmiers à huile nécessite l’abattage de forêts tropicales, qui sont l’espace vital pour des millions de personnes. [1]

Alors que pour l’industrie, ce nouveau marché signifie un triplement du bénéfice à court terme : l’abattage des forêts permet à l’industrie du papier de récupérer des bois précieux et des matières premières ; le développement des monocultures de palmiers à huile permet ensuite de fabriquer de l’huile de palme, une matière première bon marché, utilisée notamment dans l’industrie alimentaire, dans le secteur de la chimie et pour la fabrication d’agrocarburants. C’est pourquoi, pour les régions économiquement sous-développées, l’huile de palme apparait à première vue comme une chance à saisir. Cependant, l’expansion massive des terres cultivables entraîne déjà depuis des années de graves conflits, souvent armés, entre les groupes multinationaux et les communautés établies. Le développement massif des agrocarburants a produit ces dernières années de nouvelles dynamiques de conflit et a aggravé des conflits déjà existants. [2]

Les groupes autochtones et petits paysans, qui vivent des produits de la terre, de la pêche et de la forêt vierge, sont souvent chassés de leurs terres dans la violence ou sont contraints de travailler sur les plantations pour des revenus dérisoires. En Colombie, Indonésie, Libéria ou Guatemala, lorsque ces personnes perdent leurs terres, ils perdent aussi leur base vitale. Selon l’avertissement du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones, 60 millions de personnes dans le monde sont menacées d’expulsion pour laisser la place aux plantations destinées aux agrocarburants. [3]

Les organisations environnementales et des droits de l’homme publient régulièrement des rapports indiquant que les habitants autochtones cherchant à se défendre contre les expulsions de leurs terres se voient confrontées à des menaces et à la violence. En Colombie, par exemple, les rapports font régulièrement état des escadrons de la mort, qui agissent pour le compte des entreprises de l’agroénergie. Plus de cent meurtres ont déjà été documentés de de paysans qui refusaient de quitter leurs champs. [4]

Accaparement des terres

La demande croissante de matières premières alimentaires, encouragée notamment par la promotion des agrocarburants, attirent des investisseurs de taille qui spéculent sur les prix des denrées alimentaires.

La promotion des agrocarburants dans les pays industriels, à travers par exemple les taux  de mélange obligatoires, mène à une augmentation de la demande mondiale en produits agricoles, ce qiu constituerait une explication pour la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché mondial. [1] Par conséquent, la création de nouvelles terres arables devient un commerce lucratif, avec le potentiel de redynamiser l’économie à niveau mondial. Au regard des nombreuses crises qui ont frappé l’économie mondiale ces dernières années, le secteur agricole semble, aux yeux des investisseurs, être aujourd’hui un vecteur d’investissement sûr et rentable. [2]

Attirées par les perspectives de profits, de plus en plus d’entreprises se lancent dans l’activité de production d’agrocarburants. [3] En raison de prix de terrains bon marché, la plupart des nouveaux sols arables sont acquis dans les pays en développement. La culture des céréales à des fins de production d’énergie se fait au détriment de la production de denrées alimentaires et des petites exploitations agricoles et entraîne souvent des conséquences dramatiques pour les populations locales. Certes, les investisseurs étrangers se regroupent, pour des raisons juridiques, souvent avec les entreprises locales, mais leur siège social se situe le plus souvent en Europe, en Amérique du Nord ou au Japon ; voire même de plus en plus souvent dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde. [4]

Par intérêt stratégique, afin de sécuriser leur approvisionnement énergétique, certains de ces acteurs appuyent cette nouvelle branche économique par des fonds publics. [5] Néanmoins la majeure partie du capital nécessaire au développement des nouvelles terres arables est alimentée par les marchés financiers internationaux. En quête de rendements élevés, les banques investissent directement dans les entreprises fabriquant des agrocarburants ou constituent des fonds d’investissement, qui détiennent des parts de ces entreprises. [6] De même, les fonds de pension des pays industrialisés possèdent souvent des actions desdites entreprises.[7]


Konsequenzen des großflächigen Anbaus von Agrokraftstoffen:

Weltweit wird immer mehr landwirtschaftliche Fläche für die industrielle und großflächige Produktion von Agrokraftstoffen genutzt – dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt:

Zunahme von Hunger

Weil weltweit immer mehr landwirtschaftliche Flächen zur Agrokraftstoffproduktion anstatt zum Anbau von Nahrungsmitteln genutzt werden, gefährden Agrokraftstoffe die Nahrungsmittelsicherheit von Millionen Menschen.

Laut dem UN-Beauftragten für das Recht auf Nahrung, Olivier De Schutter, ist das Recht auf Nahrung ein international anerkanntes, fundamentales Menschenrecht. Die Zahl der Hungernden liegt in den letzten Jahren mal über, mal unter der Milliardenschwelle – im neulich erschienenen UN-Welthungerbericht sind es 870 Millionen Menschen.[1] Jahr für Jahr sterben 18 Millionen Menschen an den Folgen von Hunger und Unterernährung – alle fünf Sekunden verhungert ein Kind.[2]

Im Jahr 2011 wurden weltweit 142 Millionen Tonnen Getreide für Agrokraftstoffe verbraucht, genug, um 420 Millionen Menschen ein Jahr lang zu ernähren.[3] Die steigende Nachfrage nach Agrokraftstoffen wird von vielen Beobachtern, darunter auch dem Internationalen Währungsfonds (IWF) und der Welternährungsorganisation (FAO), als ein Grund für die wachsende Zahl von Hungernden gesehen.[4] Höhere Lebensmittelpreise treffen vor allem die Ärmsten, die zwischen 50 und 80% ihres Einkommens für Lebensmittel ausgeben müssen. Sie haben weniger Spielraum, Preisschocks zu verkraften.[5]

Der Boom der Agrokraftstoffe, der unter anderem durch verpflichtende Beimischungsquoten wie z.B. in der EU und den USA geschürt wird, verschärft diese Entwicklung. In seinem Buch „Mordshunger“ warnt der Luxemburger Botschafter Jean Feyder vor den gefährlichen Auswirkungen der Agrotreibstoffproduktion auf die Nahrungsmittelpreise.  Dabei „werden die Besitzer der 800 Millionen Autos weltweit mit den 1,2 Milliarden Menschen, die von weniger als einem Dollar am Tag leben, um dieselben Lebensmittelrohstoffe konkurrieren.“ [6]

Von den Befürwortern von Agrokraftstoffen wird oft argumentiert, dass die steigende Nachfrage zur Armutsbekämpfung in den Entwicklungsländern beiträgt, da den lokalen Bauern ein Einkommen zugesichert würde. Dies ist allerdings oft nicht der Fall, denn die Produktion von Agrokraftstoffen basiert vor allem auf großflächigen Monokulturen, die von Großkonzernen bewirtschaftet werden. [7]


[6] LESTER R. BRWON (2008). Plan B 2.0- Mobilmachung zur Rettung der Welt. Kai Homilius Verlag, Berlin. Zitiert in JEAN FEYDER (2010). Mordshunger: Wer profitiert vom Elend der armen Länder? Westend Verlag.

Verlust von Biodiversität

Die Produktion von Agrokraftstoffen führt zur Zerstörung natürlicher Ökosysteme. Viele Tier- und Pflanzenarten sind durch den großflächigen Anbau von Pflanzen zur Energiegewinnung bedroht.

Die rasant steigende Produktion von Agrokraftstoffen stellt eine zusätzliche Bedrohung für viele Ökosysteme dar, unter anderem für die Regenwälder in Südamerika, Indonesien und Afrika, die für die Stabilisierung des Weltklimas und den Erhalt der Artenvielfalt unverzichtbar sind. Sie sind Opfer des groß angelegten Anbaus von Monokulturen aus Ölpalmen, Zuckerrohr, Soja oder Mais, die u.a. in der Agrokraftstoffproduktion eingesetzt werden.

Der Wald ist Lebensraum für rund zwei Drittel aller Tier- und Pflanzenarten weltweit. Wird dieser Lebensraum durch Brandrodung vernichtet, um neue Anbauflächen z.B. für Energiepflanzen-Monokulturen zu gewinnen, werden auch viele ansässige Lebensgemeinschaften zerstört. Dies führt zu verheerenden Folgen für das vielschichtige Artengefüge. Z.B. sank die Zahl der Orang-Utans auf der Insel Sumatra seit 1990 aufgrund der weiträumigen Umwandlung von Regenwald zu Palmölplantagen beträchtlich: laut UN besteht die Gefahr, dass es 2020 keine wild lebenden Orang-Utans außerhalb der Schutzgebiete mehr geben wird.[1]. Nach Einschätzung des Umweltprogramms der Vereinten Nationen werden diese Menschenaffen innerhalb der kommenden 20 Jahre praktisch aus der freien Wildbahn verschwunden sein.[2] Der auf der roten Liste der International Union for Conservation of Nature (IUCN) stehende Sumatra-Tiger wird schon früher ausgerottet sein.[3]

Negative Auswirkung auf das Klima

Im großen Stil verwendet, ist die CO2-Bilanz vieler Agrokraftstoffe deutlich schlechter als diejenige fossiler Kraftstoffe. Ursache hierfür sind u.a. direkte und indirekte Landnutzungsänderungen, d.h., wenn landwirtschaftliche Flächen direkt zur Produktion von Agrokraftstoffen genutzt werden oder die Nahrungsmittelproduktion in bislang anderweitig genutzte Gebiete verdrängt wird, darunter in Urwälder und andere kohlenstoffreiche Ökosysteme.

Die Vorstellung, dass bei der Verbrennung von Agrokraftstoffen nur so viel CO2 freigesetzt wird wie die Pflanzen beim Wachstum aufnehmen, berücksichtigt nicht die CO2-Emissionen, die bei der Herstellung von Agrokraftstoffen verursacht werden, u.a. durch den Anbau der Energiepflanzen, die Verarbeitungsprozesse und die sogenannten indirekten Landnutzungsänderungen.[1]

Für die CO2-Bilanzierung muss auch der Energieverbrauch für den Transport und die Verarbeitung der Rohstoffe sowie die Herstellung der Pestizide und Düngemittel, die beim Anbau der Pflanzen eingesetzt werden, berücksichtigt werden. Bei diesen Vorgängen werden fossile Kraftstoffe verbraucht, die zu CO2-Emissionen führen.

Berücksichtigt man bei der CO2-Bilanzierung von Agrokraftstoffen den Effekt der sogenannten „indirekten Landnutzungsänderungen“, so sieht die Klimabilanz für viele Agrokraftstoffe schlechter aus als für konventionelle Kraftstoffe (Diesel, Benzin).[2] Indirekte Landnutzungsänderungen entstehen beispielsweise, wenn für die Produktion von Agrokraftstoffen die Nahrungsmittelproduktion in andere Gebiete verdrängt wird, darunter in Urwälder und andere schützenswerte Ökosysteme. Viele dieser Gebiete sind sehr kohlenstoffreich, wie beispielsweise die Torfwälder Indonesiens. Werden diese Torfwälder zerstört, werden riesige Mengen an Kohlenstoff freigesetzt. Indonesien ist mittlerweile der drittgrößte CO2-Emittent der Erde.[3]

Um die europäischen Agrokraftstoffziele zu erreichen, müsste laut einer Studie eine Fläche bis zur 27-fachen Größe Luxemburgs in intensive Ackerkulturen oder Plantagen umgewandelt werden. Durch diesen bislang in der EU-Gesetzgebung unberücksichtigen Effekt ist je nach Art der Biomasse und Anbaufläche mit zusätzlichen Treibhausgasemissionen in Höhe von bis zu 56 Millionen Tonnen CO2 zu rechnen, was die Treibhausgasbilanzen der Agrokraftstoffe um bis zu 167 Prozent schlechter als diejenigen fossiler Kraftstoffe erscheinen lässt. Das entspricht bis zu 26 Millionen zusätzlichen Autos auf europäischen Straßen bis 2020. [4]


Verletzung von Menschenrechten

Die Produktion von Agrokraftstoffen führt in den Schwellen- und Entwicklungsländern zu Landraub, menschenunwürdigen Arbeitsbedingungen und schwerwiegenden Menschenrechtsverletzungen.

Um fossile Brennstoffe durch Agrokraftstoffe zu ersetzen, müssen auf vielen Millionen Hektar Land Energiepflanzen angebaut werden. Beispielsweise ist die Palmölproduktion in Indonesien ein boomender Wirtschaftszweig. Für den großflächigen Anbau der Ölpalmen werden jedoch Regenwälder abgeholzt, die Heimat und Lebensgrundlage für Millionen von Menschen sind.[1]

Für die Industrie bedeutet das einen kurzfristigen dreifachen Gewinn: durch die Abholzung der Wälder werden Edelhölzer und Rohstoffe für die Papierindustrie gewonnen, der anschließende Anbau von Ölpalmen-Monokulturen sorgt für die Herstellung von Palmöl, einem billigen Rohstoff, der unter anderem in der Lebensmittelindustrie, der chemischen Industrie und für die Agrokraftstoffherstellung eingesetzt wird. Für wirtschaftlich unterentwickelte Regionen erscheint das Palmöl deshalb auf den ersten Blick als ein Segen. Allerdings gibt es bereits seit Jahren aufgrund der massiven Expansion der Anbauflächen schwere, oftmals bewaffnete Konflikte zwischen multinationalen Konzernen und den ortsansässigen Gemeinschaften. Der Agrotreibstoff-Boom hat in den letzten Jahren neue Konfliktdynamiken erzeugt und bereits bestehende Konflikte verschärft.[2]

Indigene Gruppen und Kleinbauern, die von landwirtschaftlichen Erzeugnissen, dem Fischfang und dem Urwald leben, werden oft mit Gewalt von ihrem Land vertrieben oder müssen als billige Arbeitskräfte auf den Plantagen arbeiten. Ob in Kolumbien, Indonesien, Liberia oder Guatemala, wenn diese Menschen ihr Land verlieren, verlieren sie ihre Existenzgrundlage. Das Ständige Forum der Vereinten Nationen für Indigene Fragen warnt davor, dass weltweit 60 Millionen Menschen von Vertreibung bedroht sind, um Agrokraftstoffplantagen Platz zu machen.[3]

Umwelt- und Menschenrechtsorganisationen berichten regelmäßig, dass indigene Bewohner, die sich gegen Landvertreibungen wehren, mit Drohungen und Gewalt rechnen müssen. In Kolumbien zum Beispiel wird immer wieder von Todesschwadronen berichtet, die im Auftrag der Agrosprit-Konzerne tätig sind. Hier gab es bereits mehr als hundert dokumentierte Morde an Bauern, die sich weigerten, ihre Felder aufzugeben.[4]

Land Grabbing

Die steigende Nachfrage nach Grundnahrungsmitteln, u.a. durch die Förderung von Agrokraftstoffen, lockt Großinvestoren an, die auf Lebensmittelpreise spekulieren.

Die Förderung von Agrarkraftstoffen in den Industriestaaten, z.B. durch verpflichtende Beimischungsquoten, führt zu einer erhöhten weltweiten Nachfrage nach Agrarprodukten und ist mit ein Grund für Preissteigerungen von Nahrungsmitteln auf dem Weltmarkt.[1] Die Erschliessung von neuem Ackerland wird so zu einem lukrativen Geschäft, wodurch auf globaler Ebene eine neue wirtschaftliche Dynamik angestoßen wird. In Anbetracht der zahlreichen Krisen, welche die Weltwirtschaft in den letzten Jahren heimgesucht haben, scheint der Agrarsektor in den Augen von Investoren heute ein Bereich für sichere und gewinnträchtige Kapitalanlagen zu sein.[2]

Von den Aussichten auf Profit angelockt, steigen immer mehr Unternehmen in das Geschäft der Agrarkraftstoffproduktion ein.[3] Aufgrund niedriger Grundstückpreise werden die neuen Ackerböden mehrheitlich in Entwicklungsländern erworben. Der Anbau von Getreide zu Energieerzeugungszwecken geht auf Kosten der Lebensmittelherstellung und der kleinbäuerlichen Betriebe und zieht häufig dramatische Folgen für die lokalen Bevölkerungen nach sich. Zwar schließen sich die ausländischen Investoren aus rechtlichen Gründen häufig mit lokalen Unternehmen zusammen, doch ihr Hauptsitz befindet sich meistens in Europa, Nordamerika oder Japan; aber auch zunehmend in Schwellenländern wie China oder Indien.[4]

Aus strategischem Interesse zur Sicherung ihrer Energieversorgung unterstützen einige dieser Akteure den neuen Wirtschaftszweig mit staatlichen Mitteln.[5] Dennoch: der Löwenanteil des benötigten Kapitals, das zur Entwicklung von neuen Ackerflächen benötigt wird, wird von den internationalen Finanzmärkten bereitgestellt. Auf der Jagd nach hohen Renditen investieren die Banken direkt in die Agrokraftstoff herstellenden Unternehmen oder richten Investmentfonds ein, die Anteile dieser Unternehmen halten.[6] Auch industriestaatliche Pensionsfonds besitzen häufig Aktien der besagten Unternehmen.[7]