Présentation du projet

Essen im Tank? Nachhaltige Spritlösung? Nein Ja Nö Na klar Spielt keine Rolle Ist mir wichtig Ist mir wichtig Ist mir egal... mir geht's doch gut! weiter weiter weiter weiter Zurück zum Start

 

Was sind Agrokraftstoffe?

Actualités

    film
    22 March 2013
    Filmvorstellung “Raising Resistance” 8.4.2013

    Oekozenter Pafendall, die „ Jongbaueren a Jongwënzer“ und die Regionale Westen des Mouvement Ecologique laden Sie hiermit herzlich ein zu einer

    Filmvorstellung “
    Widerstand gegen den Boom der (Soja-)Bohne…
    und die Situation in Luxemburg

    am Montag, den 8. April 2013, um 19.00 Uhr
    in d’Millen 103, Huewelerstrooss, L-8521 Beckerich

    EinladungFilm

    Oekozenter Pafendall und die “Jongbaueren a Jongwënzer” führen derzeit
    ein Projekt durch, in dem wir untersuchen wollen, wie in Luxemburg
    verstärkt selbst Tierfutter angebaut werden kann. Dies mit dem Ziel, dass
    unser Land unabhängiger von Sojaimporten aus Ländern der Dritten Welt
    wird.

    Programm

    19.00 – Südamerikanisches Gen-Soja und seine Bedeutung für die
    Landwirtschaft in Luxemburg und Europa
    Katharina David, Landwirtschaftsberaterin des Oekozenter Pafendall und der Jungbauern

    19.15 – Dokumentarfilm “Raising Resistance”
    von Bettina Borgfeld und David Bernet erzählt vom Kampf der Campesinos, der
    Kleinbauern Paraguays, gegen die sich immer aggressiver im Land ausbreitende Gen-
    Soja-Produktion. Gen-Soja, das als Pflanzenöl und Eiweißfutter im großen Stil u. a. nach
    Europa exportiert wird und auch hier zu Lande zur Leistungssteigerung in der Schweine-,
    Hühner- oder Rinderhaltung eingesetzt wird.
    Anhand dieses Konfliktes werden im Film die globalen Auswirkungen, die der Einsatz
    modernster Gentechnik im 21. Jh. auf Mensch und Natur hat aufgezeigt. Eine Parabel
    über das Verdrängen von Leben, von Menschen, von der Vielfalt der Pflanzen und
    Kulturen. Und darüber wie Widerstand entsteht, sowohl beim Menschen als auch in der
    Natur.

    20.40 – Fallbeispiel: “wie ersetzt man Sojaschrot durch heimische
    Eiweißpflanzen”
    Christian Hahn, Landwirt

    21.00 – Patt

    20130221 cerealkiller chd
    21 February 2013
    Agrocarburants: Au Conseil européen des ministres de l´énergie, Etienne Schneider doit jouer cartes sur table

    télécharger le communiqué de presse

    Luxembourg, 21 février 2013

    Ce matin, lors d’une manifestation devant la Chambre des Députés, les ONG réunies dans la plate-forme CEREALKILLER ont rappelé aux décideurs politiques leurs revendications relatives aux agrocarburants. En préparation des Conseils européens du 22 février 2013 (Energie) et du 21 mars 2013 (Environnement), les membres de la Commission parlementaire de l´économie et du commerce extérieur et de la Commission parlementaire du développement durable ont invité le ministre Etienne Schneider et le ministre Marco Schank pour un échange de vue sur une proposition de la Commission européenne qui vise à modifier la législation européenne en matière d´agrocarburants.

    Les agrocarburants font partie des instruments les plus controversés et contestés de la politique climatique et énergétique européenne. Selon les organisations environnementales et de développement, la proposition de la Commission Européenne est totalement inadéquate. Ils critiquent, entre autres, l’omission de critères importants pour évaluer la durabilité des agrocarburants. Les associations demandent, depuis des années, l’introduction des facteurs dits CASI ( changement d´affectation du sol indirect) dans le calcul du bilan CO2 des agrocarburants. Ceci permettrait d’éviter que des agrocarburants dont la production dégage plus de CO2 que l’utilisation de combustibles classiques, seront utilisés comme un substitut au diesel et à l’essence.

    En outre, les ONG jugent la proposition de la Commission européenne de plafonner à 5% la quantité maximale d’agrocarburants produits à partir des denrées alimentaires et comptabilisable dans le cadre de l´objectif „renouvelable“ du secteur des transports à 5% comme insuffisante afin de réduire leurs impacts négatifs par rapport au changement climatique et à la sécurité alimentaire. Pour cette raison, les ONG demandent l’élaboration d’un scénario de sortie de l’utilisation d’agrocarburants non durables afin de prévenir de nouveaux dommages environnementaux et sociaux.

    Selon une étude récente, l´Europe peut atteindre ses objectifs relatifs aux énergies renouvelables dans le secteur des transports sans avoir recours aux agrocarburants très contestées, en favorisant la priorisation de l’efficacité énergétique dans le domaine de l’automobile, l’expansion accélérée de la mobilité électrique et l’utilisation d’agrocarburants durables produits à partir de déchets et de résidus.

    Lors des rencontres de la plateforme Cerealkiller avec les ministres Etienne Schneider et Marco Schank, les deux ministres ont déclaré de vouloir porter les demandes des ONG dans les prochaines négociations à l’échelle de l’UE.

    « Lors du Conseil européen des ministres de l´énergie, Etienne Schneider doit jouer cartes sur table. Nous appelons le ministre à promouvoir une législation européenne beaucoup plus stricte et l´arrêt de l´utilisation des agrocarburants comme alternatives aux carburants conventionnels », déclare Martina Holbach, porte-parole de Cerealkiller. « Le Luxembourg doit s´engager à ce que les mesures durables soient mises au centre des débats pour une politique européenne des transports. Ceci permettrait de faire d‘importantes économies de CO2 d’ici 2020, et en même temps, de favoriser le développement de secteurs industriels innovateurs et de nouveaux emplois. »

    Pour plus d’informations: Martina Holbach, Greenpeace Luxemburg, tél. 54 62 52 24

    biofuels
    8 February 2013
    Une nouvelle étude propose des alternatives durables aux agrocarburants

    voir communiqué de presse français / Deutsch

    RTL Journal 12.2.2013 (à voir 22:10 – 25:03)

    Article Woxx 14.2.2013

    L´Europe peut atteindre ses objectifs relatifs aux énergies renouvelables dans le secteur des transports sans avoir recours aux agrocarburants très contestées. Ceci est le résultat d’une nouvelle étude réalisée par l’institut de recherche néerlandais CE Delft qui a été présentée aujourd´hui sur invitation de la plateforme Cerealkiller.lu par l´auteur principale de l’étude, Mme Bettina Kampman. L´étude „Sustainable Alternatives for Land-based Biofuels in the European Union” démontre que les objectifs européens en matière d’énergies renouvelables et dans le cadre de la directive sur la qualité des carburants, ne peuvent être atteints que par un changement fondamental de la politique des transports. Pour assurer que le secteur des transports devienne plus respectueux du climat, elle recommande d’abord l’introduction immédiate des critères de durabilité strictes lors du calcul des bilans de CO2 des agrocarburants. Mais surtout, elle favorise la priorisation de l’efficacité énergétique dans le domaine de l’automobile, l’expansion accélérée de la mobilité électrique et l’utilisation d’agrocarburants durables produits à partir de déchets et de résidus.

    Selon la directive européenne sur les énergies renouvelables, les Etats membres doivent couvrir d’ici 2020 10% de la consommation d’énergie dans le secteur des transports par des énergies renouvelables. Pour y parvenir, les Etats membres prévoient un recours presque exclusif aux agrocarburants produits à partir de plantes alimentaires afin de les mélanger au diesel et à l’essence. Ceci a de graves conséquences pour l’homme et son environnement, dont l’aggravation de la faim, la diminution de la biodiversité, la violation des droits humains et – contre toutes attentes – un impact négatif sur la protection du climat.

    En octobre 2012, la Commission Européenne avait publié une proposition législative visant à limiter l’utilisation des agrocarburants. Selon les organisations environnementales et de développement, la proposition de la Commission Européenne est totalement inadéquate. Ils critiquent, entre autres, l’omission de critères importants pour évaluer la durabilité des agrocarburants. Les associations demandent, depuis des années, l’introduction des facteurs dits CASI (changement d´affectation du sol indirect) dans le calcul du bilan CO2 des agrocarburants. Ceci permettrait d’éviter que des agrocarburants dont la production dégage plus de CO2 que l’utilisation de combustibles classiques, seront utilisés comme un substitut au diesel et à l’essence.

    En outre, les ONG jugent la proposition de la Commission européenne de plafonner à 5% la quantité maximale d’agrocarburants produits à partir des denrées alimentaires et comptabilisable dans le cadre de l´objectif „renouvelable“ du secteur des transports à 5% comme insuffisante afin de réduire leurs impacts négatifs par rapport au changement climatique et à la sécurité alimentaire. Pour cette raison, les ONG demandent l’élaboration d’un scénario de sortie de l’utilisation d’agrocarburants non durables afin de prévenir de nouveaux dommages environnementaux et sociaux.

    La proposition de la Commission sera discutée en février par les Ministres de l’Energie de l’UE et en mars par les Ministres européens de l’Environnement. A cette occasion, des représentants de la plate-forme Cerealkiller avaient récemment rencontré le ministre en charge du dossier énergie, Etienne Schneider, et le ministre délégué au développement durable, Marco Schank, pour des échanges de vues.

    Les représentants de la plateforme Cerealkiller saluent les déclarations des deux ministres qui partagent les préoccupations des ONG relatives aux agrocarburants et qui se sont engagés à porter leurs demandes dans les prochaines négociations à l’échelle de l’UE. Les ONG appellent les deux ministres à mettre les mesures alternatifves par CE Delft au centre des débats pour une politique européenne des transports durable. Ceci permettrait de faire d‘importantes économies de CO2 d’ici 2020, et en même temps, de favoriser le développement de secteurs industriels innovateurs et de nouveaux emplois.

    Résumé des résultats de l’étude de CE Delft:

    La route vers une politique des transports plus durable comprend:

    •  Des économies d’énergie dans le secteur des transports de 15 pour cent d’ici 2020 grâce à des mesures telles que l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et le transfert modal de la route vers le rail. Cela conduit aussi à une diminution de la quantité d’énergies renouvelables qui doit être fournie pour répondre à l’objectif de 10% d’énergies renouvelables dans le secteur des transports.
    • Dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables et de la directive sur la qualité des carburants, la prise en compte immédiate des émissions liées au changement d´affectation du sol indirect dans le calcul des bilans CO2 des agrocarburants.
    • Un plafond robuste et une stratégie de sortie d´ici 2020 concernant l’utilisation des agrocarburants produits à partir des matières premières agricoles et forestières.
    • Une augmentation de la consommation d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables dans les transports routiers et ferroviaires à plus d´un pour cent de la demande totale en 2020 (152 pétajoules).
    • L’utilisation d’environ 3 pour cent d’agrocarburants durables (350 pétajoules en 2020) produits à partir de déchets et de résidus (principalement du bio-méthane à partir de déchets agricoles et de l‘agrodiesel fabriqué à partir de déchets de graisses).
    • Dans la production de carburants à partir de sources fossiles: une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre liées au torchage et à la ventilation.

     

     

    Palm Oil Plantations
    8 February 2013
    Agrocarburants : le Ministre de l’Economie Etienne Schneider partage l’avis des ONG sur la proposition de loi européenne
    FRDE

    Agrocarburants : le Ministre de l’Economie Etienne Schneider partage l’avis des ONG sur la proposition de loi européenne

    Les représentants de plusieurs organisations non gouvernementales du Luxembourg ont été invités, jeudi 17 janvier, à rencontrer le Ministre de l´Economie et du Commerce extérieur, Etienne Schneider. L´ordre du jour visait à un échange de vues sur la réforme de la législation européenne concernant les agro-carburants, thème qui sera discuté lors du Conseil européen des ministres de l´énergie le 22 février. En octobre 2012, avec deux ans de retard, la Commission Européenne avait publié une proposition législative visant à limiter l’utilisation des agro-carburants. Lors de leur entretien avec le Ministre, les ONG ont présenté leurs nombreuses critiques à la proposition de la Commission. A l’issue de l’entretien, les ONG ont salué la déclaration du ministre Schneider qu’il continuera à supporter la réalisation de l’objectif de 20% d’énergies renouvelables et que dans ce contexte, le ministre apportera les demandes des ONG relatives aux agro-carburants dans les prochaines négociations à l’échelle de l’UE.

    Selon les organisations environnementales et de développement, la proposition de la Commission Européenne est totalement inadéquate. Ils critiquent, entre autres, l’omission de critères importants pour évaluer la durabilité des agro-carburants. Les associations demandent, depuis des années, l’introduction des facteurs dits CASI (1) dans le calcul du bilan CO2 des agro-carburants. Ceci permettrait d’éviter que des agro-carburants dont la production dégage plus de CO2 que l’utilisation de combustibles classiques, seront utilisés comme un substitut au diesel et à l’essence.

    Selon la directive européenne sur les énergies renouvelables, les Etats membres doivent couvrir d´ici 2020 10% de la consommation d´énergie dans le secteur des transports par des énergies renouvelables. Pour y parvenir, la stratégie des différents Etats membres décrite dans les plans d´action nationaux prévoit un recours presque exclusif aux agrocarburants. Pour atteindre les objectifs européens, il faudra recourir à une expansion des terres agricoles et plantations cultivées de manière intensive d‘une surface équivalente à 27 fois la taille du Luxembourg.

    Ceci a de graves conséquences pour l’homme et son environnement, dont l’aggravation de la faim, la diminution de la biodiversité, la violation des droits humains et – contre toutes attentes – un impact négatif sur le climat. Une étude (2) démontre que le recours aux agro-carburants tel qu´il est prévu par les Etats-Membres de l´UE serait responsable de l´émission de jusqu´à 56 millions de tonnes de CO2 supplémentaires, soit l´équivalent de ce qu´émettraient 26 millions de voitures supplémentaires sur les routes européennes d´ici 2020.

    Les ONG du Luxembourg ont lancé une pétition en octobre 2012 pour inviter le gouvernement luxembourgeois à faire pression en faveur d’une réforme de la législation européenne sur les agro-carburants.

    La pétition peut être signée ici

    (1) CASI: changement d´affectation du sol indirect

    (2) „Anticipated Indirect Land Use Change Associated with Expanded Use of Biofuels in the EU – An Analysis of Member State Performance“ („Les changements indirects d’affectation des terres attendus associé à l’utilisation massive d‘agrocarburants), Institute for European Environmental Policies IEEP, Novembre 2010.

     

     

    Agrokraftstoffe: Wirtschaftsminister Etienne Schneider teilt Bedenken der NGOs zu EU-Vorschlag

    Vertreter mehrerer luxemburgischer Nichtregierungsorganisationen waren am 17. Januar zu einer Unterredung mit Wirtschaftsminister Etienne Schneider eingeladen. Anlass war die Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung, die voraussichtlich auf der Tagesordnung des kommenden EU-Energieministerrats am 22. Februar steht. Im Oktober 2012 hatte die EU-Kommission mit einer Verspätung von zwei Jahren einen Gesetzesvorschlag veröffentlicht, der die Verwendung von Agrokraftstoffen begrenzen soll. Im Rahmen der Unterredung erläuterten die NGOs ihre zahlreichen Kritikpunkte am Kommissionsvorschlag. Die NGOs begrüßten die Aussage von Minister Schneider, dass er weiterhin für die Realisierung des 20%-Ziels im Bereich der erneuerbaren Energien eintrete und in diesem Kontext die Forderungen der NGOs zu den Agrokraftstoffen bei den kommenden Verhandlungen auf EU-Ebene einbringen werde.

    Nach Ansicht von Umweltverbänden und Entwicklungsorganisationen ist der Vorschlag der EU-Kommission völlig unzureichend. Sie kritisieren unter anderem, dass bei der Bewertung der Nachhaltigkeit von Agrokraftstoffen wichtige Kriterien nach wie vor nicht berücksichtigt werden. Die Verbände fordern seit Jahren die Einführung sogenannter ILUC-Faktoren (1) bei der Berechnung der CO2-Bilanzen von Agrokraftstoffen. Dadurch könnte verhindert werden, dass Agrokraftstoffe, bei deren Herstellung mehr CO2 freigesetzt wird als bei der Verwendung konventioneller Kraftstoffe, als Ersatz für Diesel und Benzin verwendet werden.

    Laut der EU-Direktive von 2009 über die Förderung der Erneuerbaren Energien sollen die EU-Mitgliedsstaaten bis 2020 10% ihres Energieverbrauchs im Verkehrssektor aus erneuerbaren Quellen decken. Die EU-Staaten wollen dies fast ausschließlich durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin erreichen. Dafür wird schätzungsweise eine Landfläche der 27-fachen Größe Luxemburgs benötigt, um darauf Ölpalmen, Mais, Sojabohnen, Zuckerrohr, Weizen, Raps und andere Nahrungsmittelpflanzen anzubauen, die in Agrokraftstoffe umgewandelt werden.

    Dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt, darunter die Zunahme von Hunger, der Verlust von Biodiversität, die Verletzung von Menschenrechten, und – entgegen aller Erwartungen – negative Auswirkungen auf das Klima. Einer Studie (2) zufolge wäre durch die massive Verwendung von Agrokraftstoffen in Europa mit zusätzlichen Treibhausgasemissionen in Höhe von bis zu 56 Millionen Tonnen Kohlendioxid zu rechnen. Das entspricht bis zu 26 Millionen zusätzlichen Autos auf europäischen Straßen bis 2020.

    Die Luxemburger NGOs haben im Oktober 2012 eine Petition gestartet, die die Luxemburger Regierung auffordert, sich für eine Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung einzusetzen. Die Petition kann hier unterschrieben bzw. heruntergeladen werden.

    (1) ILUC: Indirect Land Use Change. ILUC-Faktoren berücksichtigen die Auswirkungen indirekter Landnutzungsänderungen, die durch die Produktion von Agrokraftstoffen hervorgerufen werden.

    (2) Anticipated Indirect Land Use Change Associated with Expanded Use of Biofuels in the EU – An Analysis of Member State Performance“ („Erwartete indirekte Landnutzungsänderungen durch Ausweitung des EU-Agrokraftstoffverbrauchs – Eine Analyse auf Grundlage Nationaler Aktionspläne für Erneuerbare Energie“), Institute for European Environmental Policies IEEP, November 2010

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    25 October 2012
    Cereal Killer ?
    Un spot vidéo tourné lors du lancement de la campagne...
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    24 October 2012
    Lancement de la campagne luxembourgeoise sur les agrocarburants
    Pourquoi les agrocarburants ne sont pas une solution

    De mercredi 24 à samedi 27 octobre 2012
    32 rue des Capucins (devant le Théâtre), Luxembourg ville
    Une vingtaine d’organisations société civile luxembourgeoise lancent conjointement la campagne de sensibilisation CEREALKILLER.LU.
    De mercredi 24 à samedi 27 octobre 2012, les organisations interviendront dans l’espace public afin d’interpeller le grand public sur la question des agrocarburants. Rendez-vous près du théâtre des Capucins à Luxembourg avec une installation artistique interactive réalisée par l’artiste Neckel Scholtus.

    LA FAIM POUR UN PLEIN?

    Pourquoi les agrocarburants ne sont pas une solution
    Les agrocarburants font partie des instruments les plus controversés et contestés de la politique climatique et énergétique européenne. Dans le monde entier, de plus en plus de surfaces agricoles et naturelles sont exploitées pour la culture industrielle et à grande échelle d’agrocarburants, et ceci avec des conséquences importantes pour l’homme et son environnement. Lancée à quelques jours de la journée mondiale de la faim, la campagne CEREALKILLER.LU informe les citoyens sur l’envergure des conséquences de cette politique et adresse des demandes au gouvernement luxembourgeois.

    Infos pratiques :
    Où ?

    devant l’entrée du Théâtre des Capucins / de l’Eglise Saint-Alphonse (32 rue des Capucins) au centre-ville de Luxembourg

    Quand ?
    aux horaires suivants : mercredi 24 octobre 2012 15h-18h30 (en présence de l’artiste)
    jeudi 25 octobre et vendredi 26 octobre à midi (11h30-14h30) et en soirée (16h30-18h30)
    samedi 27 octobre toute la journée (9h-18h).

    Nous espérons pouvoir vous compter parmi nous lors d’un des rendez-vous proposés.

    Cerealkiller_LogoNoirColour
    24 October 2012
    VOLLE TANKS, LEERE TELLER
    Warum Agrokraftstoffe keine Lösung sind
 Start der Luxemburger Kampagne „CEREALKILLER.LU“

    Luxemburg, 24. Oktober 2012. Wenige Tage nach dem Welthungertag haben Vertreter der Luxemburger Zivilgesellschaft heute den Startschuss zu der gemeinsamen Öffentlichkeitskampagne CEREALKILLER.LU gegeben. Von Mittwoch, dem 24.10. bis Samstag, dem 27.10. werden die Organisationen (1) mit einer originellen Kunstinstallation im Stadtzentrum beim Kapuzinertheater präsent sein, um über die Problematik von Agrokraftstoffen zu informieren. Agrokraftstoffe, die oft auch als „Biosprit“ bezeichnet werden, sind keine Lösung für unsere Klima- und Energieprobleme. Ihre Herstellung und Verwendung ist mit schwerwiegenden Auswirkungen auf Nahrungsmittelsicherheit, Klimaschutz, Biodiversität und Menschenrechte verbunden. Aus diesem Grund haben die NGOs heute eine Petition gestartet, die die Luxemburger Regierung auffordert, sich für eine Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung einzusetzen. Anlass ist ein in der vergangenen Woche von der EU-Kommission vorgelegter Gesetzesvorschlag, der in den kommenden Monaten zwischen den EU-Gremien verhandelt wird.

    Eine Aktion im öffentlichen Raum

    Zum Start der Kampagne haben sich die Organisatoren mit einer Installation der Luxemburger Künstlerin Neckel Scholtus richtig etwas einfallen gelassen. Die Kunstinstallation, die während der kommenden vier Tage mitten in der Fußgängerzone von Luxemburg-Stadt vor dem Kapuzinertheater zu besichtigen ist, zeigt ein Maisfeld, das stellvertretend für die Rohstoffe ist, aus denen Agrokraftstoffe heutzutage hergestellt werden: aus Lebensmitteln. Dabei hat Neckel Scholtus das umgekehrte Prinzip der „rosaroten Brille“ als Denkanstoss genutzt: es wird in Frage gestellt, ob Biosprit wirklich so „bio“ ist. Dazu sind zweibeinige Maispflanzen im unermüdlichen Einsatz für ihre „Kollegen“, informieren die Passanten und bieten ihnen eine Petition an die Regierung zur Unterschrift an. Die Kampagne CEREALKILLER.LU wird mit dieser Aktion der Öffentlichkeit vorgestellt – weitere Aktionen werden in den nächsten Monaten folgen.

    CEREALKILLER.LU: informieren und agieren

    Sinn und Zweck der Kampagne CEREALKILLER.LU ist es, über die negativen Auswirkungen von Agrosprit auf Menschen und Umwelt zu informieren. Im Vorfeld der Kampagne wurde in einer Meinungsumfrage ermittelt, wie die Bevölkerung in Luxemburg zu Agrokraftstoffen steht. TNS ILRES befragte im Sommer dieses Jahres tausend Haushalte hierzulande. Dabei wurde deutlich, dass die Befragten wenig über das Thema wussten. Die meisten Assoziationen machten die Befragten mit den Begriffen „Bio“ und „Nachhaltigkeit“, erst danach wurden eventuelle Nachteile auf Biodiversität, Nahrungsmittel und Menschenrechte genannt. CEREALKILLER.LU soll die Menschen motivieren, sich zu informieren, aktiv zu werden und auch nach Lösungen im eigenen Umfeld zu suchen, wie etwa die klimafreundliche Gestaltung der eigenen Mobilität und der Bezug von möglichst regional erzeugten Produkten.

    Für die Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung
Agrokraftstoffe gehören zu den umstrittensten Instrumenten der europäischen Klima- und Energiepolitik. Laut der EU-Direktive von 2009 über die Förderung der Erneuerbaren Energien sollen die EU-Mitgliedsstaaten bis 2020 10% des gesamten Energieverbrauchs im Verkehrssektor aus erneuerbaren Quellen decken. Die EU-Staaten wollen dies fast ausschließlich durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin erreichen. Dafür wird schätzungsweise Land der 27-fachen Fläche Luxemburgs benötigt, um darauf Ölpalmen, Mais, Sojabohnen, Zuckerrohr, Weizen, Raps und viele andere Nahrungsmittelpflanzen anzubauen, die in Agrokraftstoffe umgewandelt werden. Dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt, darunter die Zunahme von Hunger, der Verlust von Biodiversität, die Verletzung von Menschenrechten, und – entgegen aller Erwartungen – negative Auswirkungen auf das Klima. Am 17. Oktober hat die EU-Kommission mit einer Verspätung von 2 Jahren nun einen Gesetzesvorschlag veröffentlicht, um die Verwendung von Agrokraftstoffen zu begrenzen. Dieser Vorschlag ist nach Ansicht von Umweltverbänden und Entwicklungsorganisationen jedoch völlig unzureichend.

    Petition an die Luxemburger Regierung

    Die Kampagne CEREALKILLER.LU ruft dazu auf, Druck auf die politischen Entscheidungsträger in Luxemburg auszuüben. Die NGOs fordern die Luxemburger Regierung dazu auf, sich für die Revision der EU-Agrokraftstoffziele, für eine Verschärfung der ökologischen Nachhaltigkeitskriterien sowie für die Einbindung strenger sozialer und Menschenrechtsstandards bei der Produktion von Agrokraftstoffen einzusetzen. Die Organisationen fordern zudem nachhaltigere Lösungen für den Verkehrssektor.

    Besuch der Kunstinstallation

    Wann: Mittwoch, 24. Oktober nachmittags (15.00-18.30 Uhr), in Anwesenheit der Künstlerin
    Donnerstag 25. und Freitag 26. Oktober mittags und abends (11.30-14.30 Uhr und 16.30-18.30 Uhr)
    Samstag, 27. Oktober ganztags (9.00 Uhr bis 18.00 Uhr)
    Wo: Luxemburg-Stadt, rue des Capucins (beim Kapuzinertheater)

 

PETITION – STOP AUX AGROCARBURANTS!

FRDE

pétition à télécharger ici

et à renvoyer à:
Caritas Luxembourg / plaidons responsable
29 rue Michel Welter, L-2730 Luxembourg

Avec sa politique énergétique l’Union européenne promeut la production industrielle d’agrocaburants.
Ceci a des conséquences dramatiques pour l’homme et son environnement.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement luxembourgeois de :

  • s’engager au niveau de l’Union européenne en faveur d’un renforcement des critères de durabilité écologique pour la production d’agrocarburants et de l’introduction de normes plus strictes en matière sociale et de droits de l’homme;
  • s’engager pour une révision des objectifs européens en matière d’agrocarburants, en particulier en intégrant dans les bilans climatiques les effets indirects des changements d’affectation des sols provoqués par la production accrue d’agrocarburants;
  • promouvoir de nouveaux concepts de mobilité durable, notamment en privilégiant les transports publics ainsi que par des normes strictes au niveau européen en matière de diminution de la consommation de carburants pour les voitures personnelles et les camions de transport.





 

Petition hier runterladen

und zurücksenden an:
Caritas Luxembourg / plaidons responsable
29 rue Michel Welter, L-2730 Luxembourg

Die Energiepolitik der Europäischen Union fördert die industrielle Produktion von Agrokraftstoffen.
Dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt.

Aus diesen Gründen fordern wir die Luxemburger Regierung auf,

  • sich auf EU-Ebene für eine Verschärfung der ökologischen Nachhaltigkeitskriterien sowie für die Einbindung strenger sozialer und Menschenrechtsstandards bei der Produktion von Agrokraftstoffen einzusetzen;
  • sich für die Revision der EU-Agrokraftstoffziele und die Berücksichtigung der indirekten Landnutzungsänderungen bei der Berechnung der Treibhausgasbilanzen von Agrokraftstoffen einzusetzen;
  • neue zukunftsfähige Mobilitätskonzepte zu fördern, u.a. durch die Bevorzugung des öffentlichen Transports sowie durch strenge EU-Richtlinien zur Verringerung des Kraftstoffverbrauchs bei Personenwagen und Transportfahrzeugen.





 

 

INFOS

Agrocarburants

FRDE

Les agrocarburants

Les agrocarburants font partie des instruments les plus controversés et contestés de la politique climatique et énergétique européenne. D’ici 2020, les états membres de l’Union européenne (UE) se sont engagés à couvrir presque 10 % de leur consommation d’énergie globale dans le secteur des transports par l’adjonction d’agrocarburants au diesel et à l’essence. Proportionnellement à la consommation énergétique totale du Luxembourg, le gouvernement luxembourgeois prévoit d’atteindre son objectif en énergies renouvelables d’ici 2020 à moitié par l’utilisation d’agrocarburants. Pourtant, les agrocarburants ne constituent pas une solution durable pour nos problèmes climatiques et énergétiques.

Les agrocarburants sont des carburants provenant de la biomasse et utilisés dans le secteur du transport. Les agrocarburants, souvent également appelés « biodiesel » ou « bioéthanol », constituent-ils donc une solution durable pour l’approvisionnement énergétique dans le domaine du transport ? Les « biocarburants » sont-ils vraiment « bio », parce qu’ils sont fabriqués en provenance de matériaux biologiques ?

Selon une directive de l’Union Européenne, les états membres de l’UE sont tenus d’ici 2020 de couvrir 10 % de la consommation énergétique dans le secteur du transport par des énergies renouvelables.[1] Les états membres de l’UE souhaitent atteindre cet objectif principalement par le biais de l’adjonction croissante d’agrocarburants au diesel et à l’essence conventionnels. Ces agrocarburants doivent être produits à 92 % à partir de plantes, qui servent également de base alimentaire comme l’huile de palme, l’huile de soja, la canne à sucre, les betteraves sucrières et les céréales.[2]

Dès lors, la nourriture se déplace de l’assiette vers le réservoir. 200 kilos de maïs fournissent à une personne adulte la base alimentaire nécessaire pour une année. Dans le réservoir, 200 kilos de maïs remplacent en tant qu’agrocarburant un plein de 50 litres d’essence conventionnelle. [3]

Le gouvernement luxembourgeois s’est engagé à couvrir, d’ici 2020, 11 % de la consommation globale d’énergie par des énergies renouvelables. Afin d’atteindre cet objectif, le gouvernement mise massivement sur l’utilisation des agrocarburants. Le plan d’action national présenté en août 2010 prévoit d’atteindre environ 46% de cet objectif par l’adjonction d’agrocarburants au diesel et à l’essence. [4] L’explication de cet objectif plus que discutable est la part énorme du secteur du transport dans la consommation d’énergie nationale, encouragé par ce que l’on appelle la « course au carburant le moins cher ».

Les agrocarburants sont souvent présentés comme une alternative durable et écologique. Or leur production a des conséquences fatales pour la sécurité alimentaire mondiale, la lutte contre le réchauffement climatique et se traduit par des violations massives des droits de l’homme dans de nombreux pays producteurs.


[3] FABRICE NICOLINO (2007). La faim, la bagnole, le blé et nous: une dénonciation des biocarburants. Fayard. Cite dans: JEAN ZIEGLER (2009). Preliminary Report to the drafting group of the Human Rights Council Advisory Committee on the Right to Food.

Agrokraftstoffe

Bio- oder Agrokraftstoffe gehören zu dem umstrittensten Instrumenten der europäischen Klima- und Energiepolitik. Bis 2020 sollen die EU-Mitgliedsstaaten fast 10% des gesamten Energieverbrauchs im Verkehrssektor durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin decken. Gemessen am gesamten Energieverbrauch Luxemburgs, will die Luxemburger Regierung bis 2020 etwa die Hälfte ihres Zieles bei den erneuerbaren Energien durch Agrokraftstoffe decken. Agrokraftstoffe sind jedoch keine nachhaltige Lösung für unsere Klima -und Energieprobleme.

Agrokraftstoffe sind aus Biomasse gewonnene Treibstoffe für den Transport. Sind Agrokraftstoffe, die häufig auch als „Biodiesel“ oder „Bioethanol“ bezeichnet werden, damit eine nachhaltige Lösung für die Energieversorgung im Verkehrsbereich? Sind „Biokraftstoffe“ automatisch „bio“, weil sie aus biologischem Material hergestellt werden?

Die EU-Mitgliedsstaaten müssen laut einer EU-Direktive bis 2020 10% des Energieverbrauchs im Transportsektor durch erneuerbare Energien abdecken[1].Die EU-Staaten wollen dieses Ziel in erster Linie durch die gesteigerte Beimischung von Agrokraftstoffen zu konventionellem Diesel und Benzin erreichen. Diese Agrokraftstoffe sollen zu 92% aus Pflanzen hergestellt werden, die ebenfalls als Nahrungsmittelgrundlage dienen, wie z.B. Palmöl, Sojaöl, Zuckerrohr, Zuckerrüben und Getreide.[2]

Essen wandert demnach vom Teller in den Tank. 200 Kilo Mais liefern einem Erwachsenen die Nahrungsgrundlage für ein Jahr. Im Tank als Agrokraftstoff ersetzen 200 Kilo Mais gerade mal eine 50-Liter-Tankfüllung konventionelles Benzin.[3]

Die luxemburgische Regierung hat sich dazu verpflichtet, bis 2020 11% des gesamten Energieverbrauchs aus erneuerbaren Energien zu beziehen. Um dieses Ziel zu erreichen setzt die Regierung in erheblichem Maße auf den Einsatz von Agrokraftstoffen. Der im August 2010 vorgestellte nationale Aktionsplan sieht vor, etwa 46% dieses Ziels durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin zu erreichen.[4] Ursache für dieses mehr als fragwürdige Ziel ist der enorme Anteil des Verkehrssektors am nationalen Energieverbrauch, hervorgerufen durch den sogenannten „Tanktourismus“.

Agrokraftstoffe werden häufig als eine nachhaltige und klimafreundliche Alternative gepriesen, doch ihre Erzeugung hat fatale Folgen für die weltweite Nahrungsmittelsicherheit, den Klimaschutz und führt zu massiven Menschenrechtsverletzungen in vielen Produktionsländern.


[3] FABRICE NICOLINO (2007). La faim, la bagnole, le blé et nous: une dénonciation des biocarburants. Fayard. Cite dans: JEAN ZIEGLER (2009). Preliminary Report to the drafting group of the Human Rights Council Advisory Committee on the Right to Food.

 

Conséquences

FRDE

Conséquences de la culture à grande échelle des agrocarburants

Dans le monde entier, de plus en plus de surfaces agricoles et naturelles sont exploitées pour la culture industrielle et à grande échelle d’agrocarburants, et ceci avec des conséquences dramatiques pour l’homme et son environnement:

Aggravation de la faim

Puisque dans le monde entier un nombre croissant de surfaces agricoles sont utilisées pour la production d’agrocarburants au lieu que de servir à la culture de denrées alimentaires, les agrocarburants constituent une menace pour la sécurité alimentaire de millions de personnes.

Selon le Rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, le droit à l’alimentation est un droit de l’homme fondamental, internationalement reconnu. Le nombre de personnes souffrant de la faim se situe ces dernières années autour du seuil du milliard – le tout dernier rapport des Nations Unies sur la faim dans le monde fait état de 870 millions de personnes concernées. [1] Chaque année 18 millions de personnes meurent des suites de la faim et de la sous-alimentation – un enfant meurt toutes les cinq secondes. [2]

En 2011, 142 millions de tonnes de céréales ont été utilisées dans le monde pour les agrocarburants, soit un volume qui permet de nourrir 420 millions de personnes sur un an. [3] La demande croissante d’agrocarburants explique selon de nombreux observateurs, comme le Fonds Monétaire International (FMI) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le nombre croissant de victimes de la famine. [4] L’augmentation des prix des denrées alimentaires touche avant tout les plus pauvres, qui dépensent entre 50 et 80 % de leurs revenus pour les denrées alimentaires. Ils ont donc moins de marge pour être en mesure de supporter les chocs sur les prix[5]

L’essor des agrocarburants, attisé notamment par les taux de mélange obligatoires, tels qu’imposés par ex. au sein de l’UE et aux Etats-Unis, accentue cette évolution. Dans son livre « Mordshunger » (Faim de loup), l’ambassadeur luxembourgeois Jean Feyder lance un avertissement devant les conséquences dangereuses de la production d’agrocarburants pour les prix des denrées alimentaires. A cet égard, « les propriétaires des quelques 800 millions de voitures dans le monde concurrenceront les 1,2 milliards de personnes, qui vivent avec moins d’un dollar par jour, pour ces matières premières alimentaires. »[6]

Les adeptes des agrocarburants argumentent souvent que la demande croissante contribue à la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement, puiqsu’ils assurent un revenu aux paysans et producteurs locaux. Or, ce n’est bien souvent pas le cas, car la production d’agrocarburants se base avant tout sur les monocultures à grande échelle, exploitées par des grandes multinationales. [7]


[6] LESTER R. BRWON (2008). Plan B 2.0- Mobilmachung zur Rettung der Welt. Kai Homilius Verlag, Berlin. Zitiert in JEAN FEYDER (2010). Mordshunger: Wer profitiert vom Elend der armen Länder? Westend Verlag.

Perte de biodiversité

La production d’agrocarburants entraine la destruction des écosystèmes naturels.
De nombreuses espèces animales et végétales sont menacées par la culture à grande échelle des plantes à vocacion énergétique.

La production d’agrocarburants, qui connait une croissance vertigineuse, constitue une menace supplémentaire pour de nombreux écosystèmes, et notamment pour les forêts tropicales d’Amérique du Sud, d’Indonésie et d’Afrique, qui cependant sont indispensables pour la stabilisation du climat mondial et la préservation de la diversité des espèces. Ces écosystèmes sont victimes du développement à grande échelle des monocultures de palmiers à huile, de la canne à sucre, du soja ou du maïs, utilisés notamment dans la production d’agrocarburants.

La forêt constitue un espace vital pour environ deux tiers de toutes les espèces animales et végétales dans le monde. La destruction de cet espace vital par les brûlis, afin d’acquérir de nouvelles zones de culture pour les monocultures de plantes devant fournir de l’énergie, signifie également la destruction de biotopes riches en biodiversité. Ceci comporte des conséquences catastrophiques pour la variété des espèces qui reposent sur un équilibre précaire. Par exemple le nombre d’orangs-outans sur l’île de Sumatra a considérablement chuté depuis 1990 en raison de la transformation à grande échelle de la forêt tropicale en plantations de palmiers à huile : selon les Nations Unies, les orangs-outans vivant à l’état sauvage en-dehors des zones de protection courent le danger de siparaitre complètement d’ici 2020 .[1] Selon l’évaluation du Programme pour l’Environnement des Nations Unies, ces singes anthropoïdes auront pratiquement disparu de la nature au cours des 20 prochaines années. [2]  Le tigre de Sumatra, répertorié sur la liste rouge de l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (IUCN), aura même disparu avant cela. [3]

Impact négatif sur le climat

Sur une grande échelle, le bilan carbone de nombreux agrocarburants est nettement plus négatif que celui des carburants fossiles. Ceci s’explique notamment par les changements directs et indirects affectant l’exploitation des sols, c’est-à-dire lorsque les surfaces agricoles sont directement utilisées pour la production d’agrocarburants ou lorsque la production de ressources alimentaires est déplacée vers des zones utilisées jusque-là autrement, telles que les forêts vierges et d’autres écosystèmes riches en carbone.

L’idée selon laquelle la combustion des agrocarburants libère uniquement la quantité de CO2 équivalente à celle absorbée par les plantes lors de leur croissance, ne tient pas compte des émissions de CO2causées par la fabrication même des agrocarburants, notamment dans le cadre de la culture des plantes devant fournir de l’énergie, des processus de transformation et des changements dits et indirects affectant l’exploitation des sols. [1]

Le bilan carbone doit également tenir compte de la consommation d’énergie dans le transport, de la transformation des matières premières ainsi que de la fabrication des pesticides et des engrais, utilisés dans la culture des plantes. Ces procédés sont consommateurs de carburants fossiles, lesquels entraînent des émissions de CO².

Si l’on tient compte, dans le bilan carbone des agrocarburants, de l’effet des changements dits « indirects affectant l’exploitation des sols », le bilan climatique de nombreux agrocarburants apparait plus négatif que celui des carburants conventionnels (diesel, essence). [2] Des changements indirects affectant l’exploitation des sols surviennent, par exemple, lorsque pour la fabrication d’agrocarburants la production de ressources alimentaires est déplacée vers d’autres zones, parmi lesquelles on compte les forêts vierges et d’autres écosystèmes fragiles. Nombre de ces zones sont très riches en carbone, comme les forêts de tourbe d’Indonésie. Si ces forêts de tourbe sont détruites, d’énormes quantités de dioxyde de carbone seront libérées. L’Indonésie est entretemps devenue le troisième plus gros émetteur de CO2 sur terre. [3]

Pour atteindre les objectifs européens en matière d’agrocarburants, il serait nécessaire selon une étude de transformer une surface équivalente à 27 fois celle du Luxembourg en cultures arables ou plantations intensives. En raison de cet impact, dont la législation européenne ne tient pas compte jusqu’à présent, il faut tabler selon le type de biomasse et de surface cultivée sur des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre pouvant atteindre 56 millions de tonnes de CO², ce qui confère aux agrocarburants un bilan « gaz à effet de serre » 167 % plus négatif que celui des carburants fossiles. Ce qui correspond à 26 millions de voitures supplémentaires sur les routes européennes d’ici 2020. [4]


Violations des droits de l’homme

La production d’agrocarburants débouche dans les pays nouvellement industrialisés et en développement sur l’accaparement des terres, des conditions de travail inhumaines et des violations graves des droits de l’homme.

Pour remplacer les carburants fossiles par des agrocarburants, il est nécessaire de cultiver des plantes énergétiques sur de très nombreux millions d’hectares de terre. C’est ainsi, par exemple, que la production d’huile de palme en Indonésie est une branche de l’économie en plein essor. Or, la culture à grande échelle de palmiers à huile nécessite l’abattage de forêts tropicales, qui sont l’espace vital pour des millions de personnes. [1]

Alors que pour l’industrie, ce nouveau marché signifie un triplement du bénéfice à court terme : l’abattage des forêts permet à l’industrie du papier de récupérer des bois précieux et des matières premières ; le développement des monocultures de palmiers à huile permet ensuite de fabriquer de l’huile de palme, une matière première bon marché, utilisée notamment dans l’industrie alimentaire, dans le secteur de la chimie et pour la fabrication d’agrocarburants. C’est pourquoi, pour les régions économiquement sous-développées, l’huile de palme apparait à première vue comme une chance à saisir. Cependant, l’expansion massive des terres cultivables entraîne déjà depuis des années de graves conflits, souvent armés, entre les groupes multinationaux et les communautés établies. Le développement massif des agrocarburants a produit ces dernières années de nouvelles dynamiques de conflit et a aggravé des conflits déjà existants. [2]

Les groupes autochtones et petits paysans, qui vivent des produits de la terre, de la pêche et de la forêt vierge, sont souvent chassés de leurs terres dans la violence ou sont contraints de travailler sur les plantations pour des revenus dérisoires. En Colombie, Indonésie, Libéria ou Guatemala, lorsque ces personnes perdent leurs terres, ils perdent aussi leur base vitale. Selon l’avertissement du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones, 60 millions de personnes dans le monde sont menacées d’expulsion pour laisser la place aux plantations destinées aux agrocarburants. [3]

Les organisations environnementales et des droits de l’homme publient régulièrement des rapports indiquant que les habitants autochtones cherchant à se défendre contre les expulsions de leurs terres se voient confrontées à des menaces et à la violence. En Colombie, par exemple, les rapports font régulièrement état des escadrons de la mort, qui agissent pour le compte des entreprises de l’agroénergie. Plus de cent meurtres ont déjà été documentés de de paysans qui refusaient de quitter leurs champs. [4]

Accaparement des terres

La demande croissante de matières premières alimentaires, encouragée notamment par la promotion des agrocarburants, attirent des investisseurs de taille qui spéculent sur les prix des denrées alimentaires.

La promotion des agrocarburants dans les pays industriels, à travers par exemple les taux  de mélange obligatoires, mène à une augmentation de la demande mondiale en produits agricoles, ce qiu constituerait une explication pour la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché mondial. [1] Par conséquent, la création de nouvelles terres arables devient un commerce lucratif, avec le potentiel de redynamiser l’économie à niveau mondial. Au regard des nombreuses crises qui ont frappé l’économie mondiale ces dernières années, le secteur agricole semble, aux yeux des investisseurs, être aujourd’hui un vecteur d’investissement sûr et rentable. [2]

Attirées par les perspectives de profits, de plus en plus d’entreprises se lancent dans l’activité de production d’agrocarburants. [3] En raison de prix de terrains bon marché, la plupart des nouveaux sols arables sont acquis dans les pays en développement. La culture des céréales à des fins de production d’énergie se fait au détriment de la production de denrées alimentaires et des petites exploitations agricoles et entraîne souvent des conséquences dramatiques pour les populations locales. Certes, les investisseurs étrangers se regroupent, pour des raisons juridiques, souvent avec les entreprises locales, mais leur siège social se situe le plus souvent en Europe, en Amérique du Nord ou au Japon ; voire même de plus en plus souvent dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde. [4]

Par intérêt stratégique, afin de sécuriser leur approvisionnement énergétique, certains de ces acteurs appuyent cette nouvelle branche économique par des fonds publics. [5] Néanmoins la majeure partie du capital nécessaire au développement des nouvelles terres arables est alimentée par les marchés financiers internationaux. En quête de rendements élevés, les banques investissent directement dans les entreprises fabriquant des agrocarburants ou constituent des fonds d’investissement, qui détiennent des parts de ces entreprises. [6] De même, les fonds de pension des pays industrialisés possèdent souvent des actions desdites entreprises.[7]


Konsequenzen des großflächigen Anbaus von Agrokraftstoffen:

Weltweit wird immer mehr landwirtschaftliche Fläche für die industrielle und großflächige Produktion von Agrokraftstoffen genutzt – dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt:

Zunahme von Hunger

Weil weltweit immer mehr landwirtschaftliche Flächen zur Agrokraftstoffproduktion anstatt zum Anbau von Nahrungsmitteln genutzt werden, gefährden Agrokraftstoffe die Nahrungsmittelsicherheit von Millionen Menschen.

Laut dem UN-Beauftragten für das Recht auf Nahrung, Olivier De Schutter, ist das Recht auf Nahrung ein international anerkanntes, fundamentales Menschenrecht. Die Zahl der Hungernden liegt in den letzten Jahren mal über, mal unter der Milliardenschwelle – im neulich erschienenen UN-Welthungerbericht sind es 870 Millionen Menschen.[1] Jahr für Jahr sterben 18 Millionen Menschen an den Folgen von Hunger und Unterernährung – alle fünf Sekunden verhungert ein Kind.[2]

Im Jahr 2011 wurden weltweit 142 Millionen Tonnen Getreide für Agrokraftstoffe verbraucht, genug, um 420 Millionen Menschen ein Jahr lang zu ernähren.[3] Die steigende Nachfrage nach Agrokraftstoffen wird von vielen Beobachtern, darunter auch dem Internationalen Währungsfonds (IWF) und der Welternährungsorganisation (FAO), als ein Grund für die wachsende Zahl von Hungernden gesehen.[4] Höhere Lebensmittelpreise treffen vor allem die Ärmsten, die zwischen 50 und 80% ihres Einkommens für Lebensmittel ausgeben müssen. Sie haben weniger Spielraum, Preisschocks zu verkraften.[5]

Der Boom der Agrokraftstoffe, der unter anderem durch verpflichtende Beimischungsquoten wie z.B. in der EU und den USA geschürt wird, verschärft diese Entwicklung. In seinem Buch „Mordshunger“ warnt der Luxemburger Botschafter Jean Feyder vor den gefährlichen Auswirkungen der Agrotreibstoffproduktion auf die Nahrungsmittelpreise.  Dabei „werden die Besitzer der 800 Millionen Autos weltweit mit den 1,2 Milliarden Menschen, die von weniger als einem Dollar am Tag leben, um dieselben Lebensmittelrohstoffe konkurrieren.“ [6]

Von den Befürwortern von Agrokraftstoffen wird oft argumentiert, dass die steigende Nachfrage zur Armutsbekämpfung in den Entwicklungsländern beiträgt, da den lokalen Bauern ein Einkommen zugesichert würde. Dies ist allerdings oft nicht der Fall, denn die Produktion von Agrokraftstoffen basiert vor allem auf großflächigen Monokulturen, die von Großkonzernen bewirtschaftet werden. [7]


[6] LESTER R. BRWON (2008). Plan B 2.0- Mobilmachung zur Rettung der Welt. Kai Homilius Verlag, Berlin. Zitiert in JEAN FEYDER (2010). Mordshunger: Wer profitiert vom Elend der armen Länder? Westend Verlag.

Verlust von Biodiversität

Die Produktion von Agrokraftstoffen führt zur Zerstörung natürlicher Ökosysteme. Viele Tier- und Pflanzenarten sind durch den großflächigen Anbau von Pflanzen zur Energiegewinnung bedroht.

Die rasant steigende Produktion von Agrokraftstoffen stellt eine zusätzliche Bedrohung für viele Ökosysteme dar, unter anderem für die Regenwälder in Südamerika, Indonesien und Afrika, die für die Stabilisierung des Weltklimas und den Erhalt der Artenvielfalt unverzichtbar sind. Sie sind Opfer des groß angelegten Anbaus von Monokulturen aus Ölpalmen, Zuckerrohr, Soja oder Mais, die u.a. in der Agrokraftstoffproduktion eingesetzt werden.

Der Wald ist Lebensraum für rund zwei Drittel aller Tier- und Pflanzenarten weltweit. Wird dieser Lebensraum durch Brandrodung vernichtet, um neue Anbauflächen z.B. für Energiepflanzen-Monokulturen zu gewinnen, werden auch viele ansässige Lebensgemeinschaften zerstört. Dies führt zu verheerenden Folgen für das vielschichtige Artengefüge. Z.B. sank die Zahl der Orang-Utans auf der Insel Sumatra seit 1990 aufgrund der weiträumigen Umwandlung von Regenwald zu Palmölplantagen beträchtlich: laut UN besteht die Gefahr, dass es 2020 keine wild lebenden Orang-Utans außerhalb der Schutzgebiete mehr geben wird.[1]. Nach Einschätzung des Umweltprogramms der Vereinten Nationen werden diese Menschenaffen innerhalb der kommenden 20 Jahre praktisch aus der freien Wildbahn verschwunden sein.[2] Der auf der roten Liste der International Union for Conservation of Nature (IUCN) stehende Sumatra-Tiger wird schon früher ausgerottet sein.[3]

Negative Auswirkung auf das Klima

Im großen Stil verwendet, ist die CO2-Bilanz vieler Agrokraftstoffe deutlich schlechter als diejenige fossiler Kraftstoffe. Ursache hierfür sind u.a. direkte und indirekte Landnutzungsänderungen, d.h., wenn landwirtschaftliche Flächen direkt zur Produktion von Agrokraftstoffen genutzt werden oder die Nahrungsmittelproduktion in bislang anderweitig genutzte Gebiete verdrängt wird, darunter in Urwälder und andere kohlenstoffreiche Ökosysteme.

Die Vorstellung, dass bei der Verbrennung von Agrokraftstoffen nur so viel CO2 freigesetzt wird wie die Pflanzen beim Wachstum aufnehmen, berücksichtigt nicht die CO2-Emissionen, die bei der Herstellung von Agrokraftstoffen verursacht werden, u.a. durch den Anbau der Energiepflanzen, die Verarbeitungsprozesse und die sogenannten indirekten Landnutzungsänderungen.[1]

Für die CO2-Bilanzierung muss auch der Energieverbrauch für den Transport und die Verarbeitung der Rohstoffe sowie die Herstellung der Pestizide und Düngemittel, die beim Anbau der Pflanzen eingesetzt werden, berücksichtigt werden. Bei diesen Vorgängen werden fossile Kraftstoffe verbraucht, die zu CO2-Emissionen führen.

Berücksichtigt man bei der CO2-Bilanzierung von Agrokraftstoffen den Effekt der sogenannten „indirekten Landnutzungsänderungen“, so sieht die Klimabilanz für viele Agrokraftstoffe schlechter aus als für konventionelle Kraftstoffe (Diesel, Benzin).[2] Indirekte Landnutzungsänderungen entstehen beispielsweise, wenn für die Produktion von Agrokraftstoffen die Nahrungsmittelproduktion in andere Gebiete verdrängt wird, darunter in Urwälder und andere schützenswerte Ökosysteme. Viele dieser Gebiete sind sehr kohlenstoffreich, wie beispielsweise die Torfwälder Indonesiens. Werden diese Torfwälder zerstört, werden riesige Mengen an Kohlenstoff freigesetzt. Indonesien ist mittlerweile der drittgrößte CO2-Emittent der Erde.[3]

Um die europäischen Agrokraftstoffziele zu erreichen, müsste laut einer Studie eine Fläche bis zur 27-fachen Größe Luxemburgs in intensive Ackerkulturen oder Plantagen umgewandelt werden. Durch diesen bislang in der EU-Gesetzgebung unberücksichtigen Effekt ist je nach Art der Biomasse und Anbaufläche mit zusätzlichen Treibhausgasemissionen in Höhe von bis zu 56 Millionen Tonnen CO2 zu rechnen, was die Treibhausgasbilanzen der Agrokraftstoffe um bis zu 167 Prozent schlechter als diejenigen fossiler Kraftstoffe erscheinen lässt. Das entspricht bis zu 26 Millionen zusätzlichen Autos auf europäischen Straßen bis 2020. [4]


Verletzung von Menschenrechten

Die Produktion von Agrokraftstoffen führt in den Schwellen- und Entwicklungsländern zu Landraub, menschenunwürdigen Arbeitsbedingungen und schwerwiegenden Menschenrechtsverletzungen.

Um fossile Brennstoffe durch Agrokraftstoffe zu ersetzen, müssen auf vielen Millionen Hektar Land Energiepflanzen angebaut werden. Beispielsweise ist die Palmölproduktion in Indonesien ein boomender Wirtschaftszweig. Für den großflächigen Anbau der Ölpalmen werden jedoch Regenwälder abgeholzt, die Heimat und Lebensgrundlage für Millionen von Menschen sind.[1]

Für die Industrie bedeutet das einen kurzfristigen dreifachen Gewinn: durch die Abholzung der Wälder werden Edelhölzer und Rohstoffe für die Papierindustrie gewonnen, der anschließende Anbau von Ölpalmen-Monokulturen sorgt für die Herstellung von Palmöl, einem billigen Rohstoff, der unter anderem in der Lebensmittelindustrie, der chemischen Industrie und für die Agrokraftstoffherstellung eingesetzt wird. Für wirtschaftlich unterentwickelte Regionen erscheint das Palmöl deshalb auf den ersten Blick als ein Segen. Allerdings gibt es bereits seit Jahren aufgrund der massiven Expansion der Anbauflächen schwere, oftmals bewaffnete Konflikte zwischen multinationalen Konzernen und den ortsansässigen Gemeinschaften. Der Agrotreibstoff-Boom hat in den letzten Jahren neue Konfliktdynamiken erzeugt und bereits bestehende Konflikte verschärft.[2]

Indigene Gruppen und Kleinbauern, die von landwirtschaftlichen Erzeugnissen, dem Fischfang und dem Urwald leben, werden oft mit Gewalt von ihrem Land vertrieben oder müssen als billige Arbeitskräfte auf den Plantagen arbeiten. Ob in Kolumbien, Indonesien, Liberia oder Guatemala, wenn diese Menschen ihr Land verlieren, verlieren sie ihre Existenzgrundlage. Das Ständige Forum der Vereinten Nationen für Indigene Fragen warnt davor, dass weltweit 60 Millionen Menschen von Vertreibung bedroht sind, um Agrokraftstoffplantagen Platz zu machen.[3]

Umwelt- und Menschenrechtsorganisationen berichten regelmäßig, dass indigene Bewohner, die sich gegen Landvertreibungen wehren, mit Drohungen und Gewalt rechnen müssen. In Kolumbien zum Beispiel wird immer wieder von Todesschwadronen berichtet, die im Auftrag der Agrosprit-Konzerne tätig sind. Hier gab es bereits mehr als hundert dokumentierte Morde an Bauern, die sich weigerten, ihre Felder aufzugeben.[4]

Land Grabbing

Die steigende Nachfrage nach Grundnahrungsmitteln, u.a. durch die Förderung von Agrokraftstoffen, lockt Großinvestoren an, die auf Lebensmittelpreise spekulieren.

Die Förderung von Agrarkraftstoffen in den Industriestaaten, z.B. durch verpflichtende Beimischungsquoten, führt zu einer erhöhten weltweiten Nachfrage nach Agrarprodukten und ist mit ein Grund für Preissteigerungen von Nahrungsmitteln auf dem Weltmarkt.[1] Die Erschliessung von neuem Ackerland wird so zu einem lukrativen Geschäft, wodurch auf globaler Ebene eine neue wirtschaftliche Dynamik angestoßen wird. In Anbetracht der zahlreichen Krisen, welche die Weltwirtschaft in den letzten Jahren heimgesucht haben, scheint der Agrarsektor in den Augen von Investoren heute ein Bereich für sichere und gewinnträchtige Kapitalanlagen zu sein.[2]

Von den Aussichten auf Profit angelockt, steigen immer mehr Unternehmen in das Geschäft der Agrarkraftstoffproduktion ein.[3] Aufgrund niedriger Grundstückpreise werden die neuen Ackerböden mehrheitlich in Entwicklungsländern erworben. Der Anbau von Getreide zu Energieerzeugungszwecken geht auf Kosten der Lebensmittelherstellung und der kleinbäuerlichen Betriebe und zieht häufig dramatische Folgen für die lokalen Bevölkerungen nach sich. Zwar schließen sich die ausländischen Investoren aus rechtlichen Gründen häufig mit lokalen Unternehmen zusammen, doch ihr Hauptsitz befindet sich meistens in Europa, Nordamerika oder Japan; aber auch zunehmend in Schwellenländern wie China oder Indien.[4]

Aus strategischem Interesse zur Sicherung ihrer Energieversorgung unterstützen einige dieser Akteure den neuen Wirtschaftszweig mit staatlichen Mitteln.[5] Dennoch: der Löwenanteil des benötigten Kapitals, das zur Entwicklung von neuen Ackerflächen benötigt wird, wird von den internationalen Finanzmärkten bereitgestellt. Auf der Jagd nach hohen Renditen investieren die Banken direkt in die Agrokraftstoff herstellenden Unternehmen oder richten Investmentfonds ein, die Anteile dieser Unternehmen halten.[6] Auch industriestaatliche Pensionsfonds besitzen häufig Aktien der besagten Unternehmen.[7]


 

Revendications / Forderungen

FRDE

Demandes au gouvernement luxembourgeois de:

1. s’engager au niveau de l’Union européenne en faveur d’un renforcement des critères de durabilité écologique pour la production d’agrocarburants et de l’introduction de normes plus strictes en matière sociale et de droits de l’homme;

2. s’engager pour une révision des objectifs européens en matière d’agrocarburants, en particulier en intégrant dans les bilans climatiques les effets indirects des changements d’affectation des sols provoqués par la production accrue d’agrocarburants;

3. promouvoir de nouveaux concepts de mobilité durable, notamment en privilégiant les transports publics ainsi que par des normes strictes au niveau européen en matière de diminution de la consommation de carburants (litres par km) pour les voitures personnelles et les camions de transport.

Pour des solutions durables dans le domaine du transport

Les agrocarburants ne sont pas une solution pour la lutte contre le réchauffement climatique et l’approvisionnement énergétique. Ils ne contribuent pas non plus à réduire notre dépendance aux importations d’énergie et ne font que détourner le regard des véritables mesures à prendre pour la lutte contre le réchauffement climatique dans le domaine du transport. Il serait utile d’élaborer de nouveaux concepts de mobilité pour l’avenir sur la base de transports publics suburbains ou régionaux renforcés, de réduire la consommation de carburant des véhicules, de construire des voitures plus légères et d’établir des règles plus strictes visant une réduction de la consommation, afin de contraindre les fabricants à produire des voitures plus écologiques.

Luxembourg, octobre 2012

Forderungen an die Luxemburger Regierung,

1. sich auf EU-Ebene für eine Verschärfung der ökologischen Nachhaltigkeitskriterien sowie für die Einbindung strenger sozialer und Menschenrechtsstandards bei der Produktion von Agrokraftstoffen einzusetzen;

2. sich für die Revision der EU-Agrokraftstoffziele und die Berücksichtigung der indirekten Landnutzungsänderungen bei der Berechnung der Treibhausgasbilanzen von Agrokraftstoffen einzusetzen;

3. neue zukunftsfähige Mobilitätskonzepte zu fördern, u.a. durch die Bevorzugung des öffentlichen Transports sowie durch strenge EU-Richtlinien zur Verringerung des Kraftstoffverbrauchs (Liter pro km) bei Personenwagen und Transportfahrzeugen.

Für nachhaltige Lösungen im Transportbereich

Agrokraftstoffe sind keine Lösung für den Klimaschutz und die Energieversorgung. Sie reduzieren auch nicht unsere Energie-Importabhängigkeit und verschleiern nur den Blick auf die wirklich klimarelevanten Maßnahmen im Transportbereich. Sinnvoll wäre es, neue zukunftsfähige Mobilitätskonzepte auf Basis eines verstärkten Öffentlichen Personennahverkehrs zu erarbeiten, den Treibstoffverbrauch der Fahrzeuge zu drosseln, leichtere Autos zu bauen und striktere Regelungen für einen sinkenden Flottenverbrauch zu erlassen, um die Hersteller dazu zu zwingen, klimafreundlichere Autos herzustellen.

Luxemburg, Oktober 2012

 

DOWNLOADS

Galerie d’images

    20130221 cerealkiller chd
    21 February 2013
    Action devant la Chambre des Députés (21.2.2013)

    CEREALKILLER couple_© Caratini:caritas
    29 October 2012
    Photos de l’action 24-27.10.2012

 

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